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Coup d’œil sur Charles Philibert-Thiboutot et le Grand Prix d’athlétisme de Montréal

"Je crois que le concept de la poursuite est bon car certains athlètes pourraient y aller pour mettre la main sur de l’argent facilement au cours des premiers tours" - Charles Philibert-Thiboutot

Le Grand Prix d’athlétisme de Montréal aura lieu le samedi 18 février, au complexe sportif Claude-Robillard.  Au cours des prochaines semaines, nous dresserons un tableau des meilleurs athlètes qui participeront à cet événement.  Le Grand Prix d’athlétisme de Montréal  se déroule dans le cadre du Championnat canadien en salle jeunesse et junior Hershey de 2017.  

Charles Philibert-Thiboutot, de Québec, courra l’épreuve masculine de poursuite sur 1200 mètres, présentée le samedi 18 février.  Un coureur de demi-fond talentueux, Charles a représenté le Canada lors des Jeux olympiques de Rio 2016, et est le champion canadien en titre du 1500 mètres. 

AC : Maintenant que vous avez eu quelques mois pour y réfléchir, quel est votre bilan de l’année olympique de 2016? 

CPT : Je dois dire que l’expérience en elle-même fut très bonne.  C’est quelque chose que de participer au plus grand événement sportif au monde, et de vivre toute la fébrilité qui entoure les Jeux.  Du point de vue de l’athlétisme, ce fut définitivement une leçon d’humilité, qui fut dure à avaler au début, tout de suite après ma demi-finale.  Vous arrivez dans la meilleure forme de votre vie et c’est tellement un gros événement, les objectifs fixés sont très haut.  La participation à la course fut incroyablement émotionnelle, qu’elle soit bien allée ou non.  Après un certain temps, j’ai pu prendre du recul et réfléchir sur ce que j’avais accompli.  Je crois que l’expérience de course acquise me sera très utile à l’avenir, et il y a des points positifs à retenir. 

AC : Vous étiez un demi-finaliste lors du Championnat du monde de 2015, ainsi que l’été dernier lors des Jeux olympiques.  Quelles leçons en avez-vous tiré et qui vous aideront lors du prochain championnat planétaire? 

CPT : Comme je suis relativement inexpérimenté dans des courses si compétitives, je peux dire que je travaillerai sur deux choses.  Premièrement, l’aspect stratégique de la course peut jouer un rôle important sur le résultat.  J’ai appris à mes dépens que ce n’est pas en courant sur une distance plus longue à l’extérieur que je pourrai battre les meilleurs coureurs au monde.  Deuxièmement, que ce soit lors des préliminaires ou lors de la finale, au bout du compte, tout se résume à un dernier 100 mètres solide et rapide.  Je pense que je dois travailler sur ma vitesse finale et la rapidité de mes foulées pour demeurer avec les meilleurs gars. 

AC : Vous courez dans la poursuite de 1200 mètres.  Ce n’est pas une épreuve typique de l’athlétisme.  À quoi vous attendez-vous?

CPT : Ce sera intéressant parce que nous devrons miser sur les tactiques, comme on le fait lors d’une course pour un championnat important.  Bien qu’on puisse penser que ce sera lent au début, je crois que le concept de la poursuite est bon car certains athlètes pourraient y aller pour mettre la main sur de l’argent facilement au cours des premiers tours.  Une chose est sûre, ce sera ma première course de ce genre, et j’ai bien hâte de voir comment ça va se passer! 

AC : Comment l’entraînement s’est-il déroulé durant l’automne, et maintenant, durant l’hiver? 

CPT : L’entraînement a très bien été!  Je suis en pleine santé depuis les Jeux.  Je pense que c’est la clé pour aller de l’avant et poursuivre sur cette lancée après un bon été 2016.  Québec (la ville) fut très belle durant tout l’automne, et j’ai pu renouer avec le groupe de l’Université Laval pendant leur campagne vers leur premier titre de cross-country d’U Sports.  Ce fut bon d’avoir un groupe si motivé pour me tirer de mon manque de conditionnement de la saison morte. Je suis ensuite allé à Vancouver, au début de décembre, et j’y suis resté une partie de janvier.  Je planifie y retourner en mars après le Grand Prix afin de me préparer pour l’été. 

AC : Quel rôle la saison en salle joue-t-elle en préparation pour la saison en plein air? 

CPT : Je suis un fier compétiteur, et pour moi, l’entraînement ne vaut rien à moins de pouvoir concourir et me tester.  Je pense qu’il est important de garder la flamme compétitive allumée, et les épreuves en salle donnent de bonnes occasions de tester votre condition sur plusieurs distances.  C’est aussi une bonne saison de transition entre la période de préparation générale et de cross-country et la saison estivale des courses. 

AC : Sur quels éléments spécifiques de votre course ou conditionnement mettez-vous l’accent cet hiver, et cette année? 

CPT : Durant l’hiver, nous travaillons surtout sur les extrémités opposées du spectre de la course : vitesse et endurance.  Bien qu’on ne travaille pas nécessairement sur l’entraînement spécifique aux 800 et 1500 mètres, nous travaillerons sur l’endurance avec un programme au volume élevé, des tempos longs et des intervalles de longue distance; et sur la vitesse avec des sprints en pente et des sessions de sprint.  Le 1500 mètres exige force, endurance et vitesse, alors nous jouons avec ces éléments à l’entraînement, tout au long de l’année. 

AC : Vous avez souvent concouru à Montréal, réalisant des temps rapides.  Avez-vous des souvenirs de Montréal que vous aimeriez partager? 

CPT : J’adore courir à Montréal durant la saison en salle, parce que c’est l’endroit où je me suis épanoui en premier comme athlète du SIC, et où j’ai établi des records québécois sur 1000 et 1500 mètres. J’ai couru plusieurs fois au McGill Team Challenge, et j’ai toujours aimé l’interaction et l’intensité entre les coureurs et la foule dans ces compétitions en salle.  Maintenant que je jouis d’une meilleure visibilité, les occasions de courir au pays se font assez rares, ce qui me rend encore plus content cette année d’aller au Grand Prix d’athlétisme. 

AC : Quels sont vos buts pour 2017? 

CPT : Je veux devenir plus compétitif sur la scène mondiale.  Que ça signifie d’être de la partie à l’avant lors des courses de la Diamond League ou être de la finale du Championnat du monde et bien me classer, je crois que c’est la prochaine étape logique à viser pour moi à ce point de ma carrière. 

Pour en savoir davantage sur Charles et les autres olympiens canadiens au #MTLGP17, suivez-nous @AthleticsCanada et sur  Instagram, Twitter, Facebook, et Snapchat.

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