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Le légendaire membre du relais canadien des JO de 1996 Glenroy Gilbert accepte le témoin dans le rôle d’entraîneur-chef en vue des Mondiaux 2017 

par John MacKinnon pour Athlétisme Canada

Au premier coup d'œil, on pourrait penser que Glenroy Gilbert n'est pas tout à fait à sa place dans le rôle d'entraîneur-chef de l'équipe canadienne d'athlétisme pour l'année 2017.

Après tout, nous en sommes à la première phase d'un parcours de quatre ans vers les prochains Jeux olympiques, ceux qui se dérouleront à Tokyo en 2020. Gilbert est devenu célèbre quand, à titre de deuxième homme du relais 4x100m canadien, il a aidé à décrocher l'or aux Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta, mais aussi à l'occasion des Championnats du monde d'athlétisme de l'IAAF en 1995 et 1997.

À Atlanta, Gilbert a reçu le témoin des mains de Robert Esmie et l'a remis à Bruny Surin, qui l'a ensuite confié à Donovan Bailey, détenteur du record du monde du 100 mètres à l'époque.

Moins d'un an après les Jeux de Rio, où le Canada a obtenu six médailles en athlétisme, Gilbert, qui fêtera ses 50 ans le 31 août, s'est vu confier le mandat de diriger l'équipe canadienne lors des Mondiaux 2017 de l'IAAF, qui auront lieu du 4 au 13 août à Londres.

L'équipe du Canada avait montré de belles promesses ici et là à l'occasion des Jeux d'été de 2012 à Londres, alors que Derek Drouin a raflé le bronze au saut en hauteur chez les hommes et le relais 4x100m canadien, en qui les attentes étaient plutôt modestes, a terminé troisième de l'épreuve pour ensuite être disqualifié en raison d'une faute de couloir.

Trois années plus tard à Pékin à l'occasion des Mondiaux de l'IAAF, le Canada a mis la main sur un total record de huit médailles, dont deux d'or – celles de Drouin au saut en hauteur et de Shawnacy Barber au saut à la perche. En raflant six médailles aux Jeux d'été de 2016 à Rio, le Canada a confirmé qu'il était devenu un aspirant légitime en athlétisme à l'échelle internationale.

Pendant trois années, période qui a compris les Jeux de Rio, Peter Eriksson a été l'entraîneur-chef de l'équipe canadienne, un rôle où le travail consiste à trouver le bon équilibre entre les athlètes de niveau élite et ceux qui sont encore en développement, ainsi que le juste milieu entre le concept d'équipe lors des compétitions de premier plan et le parcours individuel vers l'excellence que chaque athlète choisit de suivre de concert avec son entraîneur personnel.

Eriksson a eu de la difficulté à trouver cet équilibre, si bien qu'il a quitté Athlétisme Canada le 8 décembre. Le 19 mai, Gilbert a été nommé au poste d'entraîneur-chef par intérim, son mandat l'amenant jusqu'aux Mondiaux 2017 à Londres.

S'il y a un inconvénient au fait de devenir entraîneur-chef d'une jeune et talentueuse équipe comme le Canada, Gilbert n'y porte certainement aucune attention, qu'il occupe son poste par intérim ou non.

« Évidemment, hériter de quelque chose comme ça en vue des Championnats du monde, alors qu'il y a des athlètes qui ont très bien fait, c'est assurément une expérience unique », a déclaré Gilbert. « Je ne vois pas nécessairement ça comme une arme à double tranchant, je vois ça comme une opportunité, j'espère, de continuer à bâtir sur ce que nous avons construit à Rio. »

Aux Jeux olympiques de 2016, on a assisté à l'ascension du Canada au sein de la hiérarchie très compétitive de l'athlétisme mondial. Drouin a remporté une autre médaille d'or au saut en hauteur; Damian Warner a décroché le bronze au décathlon et Brianne Theisen-Eaton a fait de même à l'heptathlon. Andre De Grasse a mis la main sur le bronze au 100m dans des circonstances dramatiques, a raflé l'argent au 200m et a aidé le Canada à s'emparer du bronze au relais 4x100m.

Melissa Bishop, au 800m, et Mohammed Ahmed, au 5000m, ont tous deux obtenu des quatrièmes places qui ont laissé entrevoir un avenir prometteur. Le relais féminin 4x400m a également fini quatrième.

L'équipe canadienne regroupe différents atouts, notamment des athlètes qui peuvent aspirer à une médaille au saut en hauteur, au saut à la perche, dans les sprints individuels, dans les relais ainsi que dans les courses de demi-fond et de fond, tandis que Damian Warner lorgne un podium au décathlon.

Et justement, Gilbert apporte un vécu riche et varié à l'équipe canadienne dans le rôle d'entraîneur-chef.

Gilbert, un joueur de soccer doué, s'est mis à pratiquer l'athlétisme lorsqu'il était adolescent parce qu'à l'époque, il avait l'impression que le soccer – dont le système de développement à la base était moins étoffé dans les années 1980 – ne mènerait nulle part.

Lorsqu'il a regardé les Jeux olympiques d'été de 1984 tenus à Los Angeles, ceux qui ont mis en vitrine Carl Lewis au sprint ainsi qu'au saut en longueur, Gilbert est devenu un des admirateurs de la flamboyante étoile de l'athlétisme américain.

Gilbert a d'ailleurs fait ses débuts en athlétisme au saut en longueur, et non au sprint.

« De toute manière, ils m'avaient dit que je n'étais pas assez rapide pour faire des sprints, a indiqué Gilbert. Le saut en longueur semblait logique. »

Il était assez bon au saut en longueur pour se qualifier au sein de l'équipe canadienne qui a participé aux Jeux olympiques d'été de 1988 à Séoul, en Corée du Sud, même si ses performances dans cette discipline manquaient de conviction. Il a pris le 22e rang. Surin, qui allait devenir quelques années plus tard un de ses partenaires en or au relais, a fini 15e au saut en longueur à ces Jeux.

En plus de ses succès au relais, Gilbert a exploité sa carrure, sa vitesse et sa puissance en tant que pousseur pour les équipes de bobsleigh à deux et quatre pilotées par Chris Lori aux Jeux d'hiver de 1994 à Lillehammer, en Norvège.

En 1996, Gilbert s'est retrouvé à Santa Clara, en Californie, où il a attrapé les passes du quart-arrière Elvis Grbac à l'occasion d'un essai personnel de trois jours pour les 49ers de San Francisco.

« Je n'ai pas peur de prendre des risques », raconte Gilbert. « Je n'ai pas peur de me donner des opportunités. Parce que tu ne sais jamais. Tu ne sais jamais ce qui se profile à l'horizon. »

« Tu ne le sauras jamais si tu ne vas pas voir ce qui s'y trouve. »

S'étant blessé à la main à force de recevoir les passes de Grbac qui venaient « à une vitesse vertigineuse », Gilbert a réintégré son groupe d'entraînement à Austin, au Texas, sous les ordres de l'entraîneur Dan Pfaff, et a poursuivi son développement en tant que sprinteur.

Ses succès au relais étaient encore à venir, mais Gilbert a commencé à songer à la possibilité de migrer progressivement vers le travail d’entraîneur au moment où il s'entraînait encore à l’université Louisiana State, son alma mater.

« Je m'intéressais à l'impact qu'un entraîneur pouvait avoir sur un athlète et ses performances », a dit Gilbert, qui a travaillé avec des joueurs de baseball et de football qui « voulaient devenir plus rapides ».

« J'ai pris toutes les expériences que j'ai vécues en tant qu'athlète et j'ai mis ça dans mon coffre à outils. Ça m'a permis d'apprendre comment gérer différentes situations avec les athlètes. »

 « Je comprends parfaitement ce que vivent les athlètes, parce que j'ai vécu la même chose. Je sais quels sont leurs espoirs et leurs rêves, je connais les différents aspects de la vie d'athlète et je sais quelles sont les meilleures façons de soutenir un athlète. »

Gilbert a d'abord été entraîneur bénévole avec le Club d'athlétisme des Lions d'Ottawa après qu'il eut pris sa retraite en tant qu'athlète en 2001.

Un an plus tard environ, Alex Gardiner, qui était entraîneur-chef à Athlétisme Canada à l'époque, lui a offert un petit contrat pour travailler avec les athlètes en relais.

« Et ç'a décollé à partir de là », a indiqué Gilbert.

Cette opportunité s'est transformée en travail régulier d'entraîneur des équipes canadiennes de relais, à l'exception d'une pause de deux ans au cours de laquelle il a agi comme conseiller en haute performance pour le Comité paralympique canadien de 2013 à 2015.

Au fil des ans, alors que le système canadien a fourni à Gilbert des athlètes au relais qui n’étaient pas si mal, mais qui n'avaient pas le potentiel pour devenir des vedettes, il est demeuré le lien entre les succès des années 1990 et l'avenir, une ressource inestimable en raison des connaissances qu'il a acquises en matière de relais.

Le relais masculin 4x100m du Canada a affiché son potentiel de façon douce-amère lors des Jeux d'été de 2012 à Londres. C'est là que l'équipe composée de Jared Connaughton, Justyn Warner, Gavin Smellie et Oluseyi Smitha a ressenti l'ivresse d'une médaille de bronze pour aussitôt vivre l'amertume, le Canada ayant été disqualifié parce que le troisième homme a commis une faute de couloir.

Cette performance a-t-elle quand même confirmé la valeur de la démarche de Gilbert?

 « Selon moi, ça montrait que ce que je faisais était légitime, c'est sûr », a souligné Gilbert. « Ç'a montré aux athlètes qu'au relais, oui, la vitesse est un facteur très important, mais aussi que les camps, les compétitions, trouver une certaine cohésion de groupe... qu'il y a beaucoup plus d'éléments qu'il est nécessaire d'intégrer pour bâtir un programme, pour bâtir une équipe capable d'avoir du succès aux Jeux olympiques ou aux Championnats du monde. La vitesse n'est qu'un élément parmi d'autres. »

 « Ce que la performance de Londres a montré, c'est qu'en dépit de la faute de couloir, ces gars-là ont trouvé la bonne recette. »

Il est possible que l'équipe actuelle du relais masculin, menée par De Grasse, qui a 22 ans, participe à un autre cycle olympique ou deux. Toutefois, Gilbert en sait trop sur les relais pour ne pas réaliser que les choses peuvent changer en un clin d'œil.

 « Si on regarde ce qui est arrivé à Londres, aucun des gars-là qui étaient là ont pris part aux Jeux de Rio quatre ans plus tard, a noté Gilbert. C'est donc fort possible que d'ici Tokyo (en 2020), 50 pour cent de l'équipe ait changé.

 « Le roulement est à ce point rapide au sprint. Tu ne peux pas te reposer sur tes lauriers. Il faut de la continuité et il faut penser à la suite des choses en ce qui concerne les athlètes.

 « De quoi aura l'air la prochaine génération... J'essaie toujours de veiller au développement de nos athlètes, de m'assurer qu'ils puissent participer à des camps et à des compétitions, qu'ils comprennent bien les exigences du programme (élite), afin que leur passage à ce niveau se fasse sans heurts. »

Ayant accepté le témoin que lui a remis Athlétisme Canada afin qu'il joue le rôle d'entraîneur-chef, Gilbert sait fort bien quelle opportunité cela représenterait de diriger une équipe canadienne en pleine ascension pour un cycle olympique complet. Il sait aussi que dans un sport où les performances font foi de tout, une personne restera en poste – qu'il s'agisse d'un athlète ou d'un entraîneur – tant et aussi longtemps que les résultats seront au rendez-vous.

« Écoutez, l'époque de la participation est révolue (au Canada) », a lancé Gilbert. « Des athlètes très talentueux nous ont mis sur la carte et ce que nous essayons de faire, c'est de poursuivre dans cette veine le plus longtemps possible. Mais il faut se concentrer sur ce que nous voulons essayer de faire à Londres, c'est-à-dire remporter d'autres médailles.

 « Si je regarde plus loin, c'est (le poste d'entraîneur-chef à temps plein) assurément quelque chose qui m'intéresse. Je me sens bien outillé pour le faire en raison de mon vécu, autant comme athlète qu'en tant qu'entraîneur. J'en suis bien conscient. »

 « Par contre, il faut suivre les étapes. »

Une étape, un pas à la fois. La sagesse d'un spécialiste du relais.

 


Glenroy Gilbert sera intronisé au Temple de la Renommée d’Athlétisme Canada le 5 juillet à Ottawa dans le cadre du Gala des prix annuels et du Temple de la renommée.

Les récipiendaires des prix annuels comprennent Andre De Grasse, Derek Drouin, Alister McQueen, Brianne Theisen-Eaton, Michelle Stilwell, Evan Dunfee, Brittany Crew, Robert Heppenstall, Xahria Santiago, Stuart McMillan, Tony Sharpe ainsi que le groupe d’intronisés au Temple de la renommée Jillian Richardson-Briscoe, Thelma Wright, Judy Armstrong, Andy McInnes et Peter Manning. Les billets pour assister à cette soirée et croiser ces athlètes d’hier et d’aujourd’hui sont en vente pour 25 $. Pour les billets et des infos sur l’événement, visitez : https://achof2017.eventbrite.ca/.    

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